| À PROPOS DU FILM |
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Chantal Briet |
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Entretiens avec Djamel Ouahab et Jean-Christian Riff,
cinéastes
Comment est née l’idée de ce
film ?
L’idée première du film, sa racine, est
attachée à ce mot-là : « Utopie ».
C’est parti d’une réflexion proposée
par le théâtre d’Epinay-sur-Seine :
« Existe-t-il encore, dans cette ville de la banlieue
nord de Paris, des énergies, des comportements, qui
se rapporteraient à l’utopie ? ».
Alors, comme Don Quichotte, je suis partie à la recherche
de l’Utopie, et je suis revenue, avec, dans mes bagages,
plusieurs rencontres des personnes de toutes conditions, plus
ou moins allumées, passionnées, qui y croyaient
encore, ou qui rêvaient encore, ou qui faisaient...
Par la suite, je suis restée en contact avec Ali,
car j’ai senti que son épicerie pouvait être
un lieu magnifique pour faire un film.
L’utopie, c’est aussi « un pays imaginaire
où un gouvernement idéal règne sur un
peuple heureux ». Et j’ai trouvé,
au sein même de la cité de la Source à
Epinay, un petit commerce qui fonctionnait comme ce pays imaginaire,
un modèle un peu idéal de société ,
un microcosme exemplaire : qu’on soit vieux, ou
jeune, riche ou pauvre, ou d’une quelconque des nombreuses
nationalités présentes dans cette cité,
on peut avoir sa place dans cette épicerie, et venir
acheter, ou bavarder, ou boire le café du matin, ou
lire le journal, voila le lieu où je désire
filmer. Même si c’est fragile, éphémère,
et forcément pas toujours idéal dans la réalité...
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