| À PROPOS DU FILM |
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Djamel Ouahab
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Djamel
Ouahab |
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Le film pourrait s'appeler « La Caverne d'Ali
Baba » ou encore « Ali Baba et les quarante
voleurs » ou tout simplement « Ali et
son épicerie ». Chantal Briet, la réalisatrice
du film, pose un regard politique et humain sur cette cité
d'Epinay-sur-Seine. En effet, après ce film, on a envie
de devenir épicier, non pas pour vendre des produits
mais pour produire et donner de l'Amour, comme Ali, le protagoniste
du film, qui en fabrique et en distribue gracieusement chaque
jour dans sa petite boutique perdue au milieu de la cité.
Il a fallu quatre ans à la réalisatrice pour
percer le mystère de ce « carrefour »
où se croisent chaque jour des clients de tout âge,
et de tout bord. Tout le monde se connaît ici, on se
croirait en province. L'épicerie est devenue le cœur
de la cité, où les gens peuvent se rencontrer,
parler, rire, bref partager un vrai moment de bonheur et de
vie.
Le film de Chantal Briet est aussi un film politique, car
il propose une véritable réflexion et pose des
questions cruciales sur l'aménagement d'une cité.
« Alimentation Générale »
en dit long sur les questions que nos politiques devront se
poser à l'avenir avant de détruire, et sur la
concertation qu'ils devront avoir avec la population afin
de ne pas briser la vie de gens qui ont déjà
trente ou quarante ans d'existence dans la cité.
Enfin, « Alimentation générale »
est un film universel, qui vaut pour toutes les cités
du monde, et il y aura dorénavant toujours un peu de
Ali lorsque j'irai chercher du pain ou du camenbert en plein
milieu de la nuit chez mon Arabe du coin…
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